Découverte-Voyage

Wall Drawings MAC Lyon

Pin It

Le temps passe trop vite, je voulais vous parler de l’expo Wall Drawings depuis le mois de septembre et voilà que nous sommes en janvier et que cette dernière vient de fermer ses portes le week-end dernier. Qu’à cela ne tienne je voulais tout de même revenir sur le cadre un peu informel de cette expo toute particulière.

Pour remettre les choses dans leur contexte il faut donc remonter le temps au 21 septembre 2016. Depuis quelques jours, le MAC Lyon est en cours d’installation. Le sujet de la prochaine expo est le Street Art sous la houlette des commissaires Julien Malland (aka seth-globepainter sur Instagram et 143K au compteur) et Hervé Perdriolle.

Le Musée accueille en son sein des street-artistes de diverses origines :

Charley Case de Belgique

Jaz d’Argentine

Kid Kréol & Boggie, un duo de la Réunion

Know Hope d’Israël

Reko Rennie d’Australie

Saner du Mexique

Teck d’Ukraine

Elliot Tupac du Pérou

Wenna de Chine

Mais pourquoi faire rentrer entre les murs d’un musée une forme d’art qui se veut être essentiellement hors les murs ? Quelle serait la justification d’une telle exposition ?

Thierry Raspail (Directeur du Mac Lyon) résume de façon très claire le fondement même de cette thématique et de ce choix « (exposer le Street Art au sein du MAC Lyon) c’est confondre les terrains et fondre les cultures ». Les artistes laissent libre court à leur créativité et à leur philosophie sur les murs du Musée. Pour aller au bout du concept le MAC a donc organisé des journées « portes ouvertes » du 21 au 30 septembre. Journées durant lesquelles on pouvait voir les artistes en action, comme si les murs n’existaient plus, comme si le musée descendait dans la rue.

D’ailleurs, Wall Drawings a également trouvé son extension à la Croix Rousse grâce à l’association Troi3, sur les murs du Collège Maurice Scève, murs sur lesquels les artistes de l’expo et les artistes lyonnais (dont Pec et Don Mateo) se sont exprimés sous l’œil des curieux durant la journée du 25 Septembre 2016. La boucle est donc bouclée et l’expo ne se contente pas de se limiter à un seul endroit, un seul lieu et aux murs d’un musée.

Le fait de pouvoir accéder au Musée alors que les artistes étaient en plein travail a été une expérience très intéressante. Le fait de pouvoir y aller au début du travail des artistes et à la veille de l’ouverture de l’expo a été grisant, voir l’avant et l’après c’est toujours bluffant. Lors de mes visites j’ai été hypnotisée par le travail de collage minutieux de Jaz. Ce dernier utilise également des matériaux comme la peinture bitumeuse, le pétrole, la chaux et le goudron.

Kid Kréol & Boogie (duo formé de Yanis Nanguet et Jean Sébastien Clain) ont également retenu toute mon attention avec leur art immersif et presque chamanique. Quelle magie que de voir évoluer et se construire leur monde peuplé de fantômes, de chimères, de vapeurs colorées et de formes évanescentes.

Edgar Flores aka Saner a su également prendre possession de l’espace en invitant ses personnages masqués aux couleurs éclatantes à venir nous rejoindre dans un tourbillon carnavalesque. Couleurs fluorescentes et jeux de typos également au menu du Péruvien Elliot Tupac pour mieux véhiculer des messages de paix et d’espoir (messages que l’on a également pu retrouver dans le métro lyonnais lors de la collaboration entre Tupac et des enfants).

Et pour finir on ne pouvait être qu’absorbé par l’oeuvre monumental de Wenna, jeune chinoise spécialisée dans les Arts muraux de grands formats, la céramique et la sculpture. C’est cette oeuvre que l’on voyait un premier en découvrant l’expo, là encore le travail de Wenna a dépassé les murs du Musée pour s’étendre à la façade du Cinéma de la Cité Internationale à la manière des Monstroplantes de Jayce et les Conquérant de la Lumière.

Merci au MAC de nous avoir donné la possibilité d’accéder au salles durant cette phase de work in progress, c’était un véritable bonheur que de voir tout s’élaborer sous nos yeux et surtout merci pour tous ces échos à travers la ville, pour avoir laisser l’art de rue prendre une vraie place, une ampleur nécessaire et méritée.


Musée d’Art Contemporain Lyon

Cité Internationale

81 Quai Charles De Gaulle

69006 Lyon

LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8905 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8906 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8907 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8900 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8884 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8885 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8892 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8903 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8890 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8889 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8902 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8888 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8887 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8899 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8886 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8883 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8898 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8895 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8897 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8896 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8894 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8893 LYON_MAC_WALLDRAWINGS0_8891

Pin It
Standard

4 thoughts on “Wall Drawings MAC Lyon

  1. Chouette expo… et bel hommage aux artistes et à leur travail que tu nous livres là !
    (et sinon, Elliot Tupac est aussi intervenu sur une œuvre éphémère à la station de métro Part Dieu dans le cadre de l’invasion de la ville par les artistes de Wall Drawings ! )

    • Cloporte says:

      Oui j’avais vu son oeuvre éphémère à la station Part Dieu, réalisée avec des enfants si je me souviens bien. J’ai beaucoup aimé cette expo car cela fait un moment que je suis sensible aux oeuvres Street Art et que je suis Seth via son compte IG. Bonne fin de semaine à toi et merci de ton commentaire.

    • Cloporte says:

      Je ne suis pas calée en art non plus mais c’est le regard que l’on porte sur les oeuvres et ce qu’elles suscitent en nous qui est important après tout. Lyon est une ville qui offre tellement de richesses et de bonnes choses qu’on ne peut que se laisser tenter pour son appel. Bonne soirée

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *