Découverte-Voyage

Street Art Week entre Grenoble et Paris

Vous n’êtes pas sans savoir que le Street Art est un thème récurrent par ici 🙂 Eh bien voilà un nouvel article aujourd’hui concernant nos dernières virées avec ma chère amie Virginie la Voyageuse, rédactrice du blog A Taste of My Life. Vous avez certainement du voir passer son article sur l’une de nos découvertes de début Juillet, je veux parler de Rehab 2. Cette visite surprise a été l’un des points forts de notre Street Art week mais il y en a eu d’autres bien entendu.
J’ai construit cet article dans l’ordre chronologique, finalement la façon la plus logique de vous parler de nos pérégrinations urbaines de ce début de mois.

Nous avons donc commencé par une visite des oeuvres de la troisième et dernière édition en date du Grenoble Street Art Fest. Ce dernier a eu lieu du 7 au 25 Juin 2017. Vous pouvez également trouver sur le blog de Virginie un article concernant la deuxième édition du Festival. A l’issue de ce festival IgersGrenoble a donc eu l’excellente idée de programmer un instameet afin de nous faire découvrir les artistes majeurs de cette session ,avec, comme partenaires : les transports en commun Grenoblois TAG et l’OT de Grenoble.

En quelques mots, le Grenoble Street Art Fest c’est le premier festival à mettre en scène le street-art sous toutes ses facettes : fresques monumentales ou plus petites, collages, pochoirs, sculptures. En chiffres ce sont 10 murs monumentaux, 10 murs grandes tailles, 27 murs moyens, 42 petites surfaces et 2000m2 de surfaces peintes par plus de 50 artistes.

Afin de nous faire découvrir les lieux incontournables IgersGrenoble et Grenoble Street Art Fest avaient mis en place un parcours très complet passant par la Villeneuve et sur le site de l’ancien collecteur de déchets, Fontaine, le Cours Berriat, le Site Ephémère A. Raymond et Championnet (cf carte faite par le Grenoble Street Art Fest disponible sur le site de l’événement). Il faut dire qu’avec cette promenade bien ficelée nous avons pu voir de très belles oeuvres et avons pu gagner un temps précieux car les lieux sont assez éloignés les uns des autres.

Le plus de cet instameet ce seront les explications sur certaines subtilités voulues par les artistes dans leur travail.

Par exemple avec Veks Van Hillik et sa Tortue-Poisson. La fresque est située non loin de la médiathèque Paul Eluard, il était donc logique de faire l’association entre les univers onirico-surréalistes de Van Hillik et d’Eluard. Cet être marin étrange et fascinant fait également écho au poème Poisson d’Eluard.

L’Art de Rue est intimement lié à un Art que l’on pense plus légitime comme la Littérature, la Poésie, le Cinéma. En cela, le Street Art est une forme d’art à ciel ouvert qui a droit de cité, qui a sa place au même titre que d’autres formes d’Arts. C’est d’ailleurs ce même message que véhiculait l’une des dernières expositions du Musée d’Art Contemporain de Lyon : Wall Drawings.

Le commissaire de cette exposition n’était autre que Julien Malland aka Seth dont j’ai également déjà parlé par ici. Il était présent durant le Street Art Fest de Grenoble cette année toujours avec ses personnages enfantins, naïfs, tout droit sortis d’un film d’animation de Miyazaki. Là encore la visite guidée mettra en lumière le jeu avec le cadre urbain mis en place par l’artiste dans sa fresque : Les Enfants au Yaourt. Les deux enfants jouent à se parler par le biais de ficelle et de pots de yaourts vides, cependant ils semblent être isolés l’un de l’autre par la coupure entre les deux façade, il n’en est rien car le lien est assuré par le câble électrique qui traverse la rue et qui permet donc d’unir les deux personnages. Le jeu avec l’espace urbain et ses contraintes on le retrouve également chez Etien avec l’anamorphose d’Espadon. Tout est question de perspective et de bon positionnement pour pouvoir voir les choses telles qu’elles doivent être.

A la Villeneuve (quartier Grenoblois « sensible » ) le Street Art est là pour ouvrir le dialogue, permettre aux habitants d’être mis en lumière comme Mandrake M4U le fait avec sa fresque mettant en avant Moïse une figure du quartier depuis des années. Sur le Cours Berriat, l’ambiance est au Steampunk et à la Belle Epoque avec les fresques de Monkey Bird et d’Etien. Vers l’ancien collecteur de déchets la visage de Valérie peint par BESSS se fait jour et son alter ego « pixel-art » lui répond en mode schizophrène.

Il est impossible d’évoquer tous les artistes et toutes les oeuvres, mais cet été vous pouvez tout à fait venir vous perdre dans les rues de Grenoble avec un billet-journée Tag pour essayer de partir à la découverte de toutes ces pépites disséminées dans la ville.


GRENOBLE STREET ART FEST

7 au 25 Juin 2017

Artistes présents en 2017

Contact 

Spacejunk

15 rue Génissieu – 38000 Grenoble
Entrée libre | Ouvert du mardi au samedi de 14h00 à 19h30
Renseignements : grenoble@spacejunk.tv | +33 (0)4 76 26 02 83 | http://www.streetartfest.org

Quelques jours plus tard ce n’est pas en voiture mais en train que nous prenons le chemin de Paris enfin de Vitry Sur Seine pour être précise. Arrivée en gare, je pensais prendre le RER pour Vitry comme prévu. C’était sans compter sur la facétieuse Virginie qui avait goupillé une « petite » surprise. En effet avant de nous rendre sur Vitry, cette dernière avait prévu de me faire la surprise de m’emmener sur le site de Rehab2 pour une expo Street Art de dingue qui avait pour cadre la Maison des Arts et Métiers de la Cité Internationale Universitaire de Paris.

Il s’agit donc de la seconde édition de cet événement. Les 6 étages de la Maison des Arts et Métier ont donc été laissés à la disposition d’artistes afin qu’ils puissent imprimer leur identités en ces lieux. Lorsque vous entrez dans le bâtiment vous êtes totalement submergé. Vous avez comme l’impression de monter à bord d’un train fantôme qui vous emmène dans un voyage sous LSD entre Alice au Pays des Merveilles, le Labyrinthe de Pan ou encore Star Wars (avec les pochoirs de Basto).

Dés l’entrée le ton est donné lorsque vous vous retrouvez sous le regard pénétrant de Kate (Moss) et Cara (Delevingne), oeuvre de Jo Di Bona. Non loin de là, vous vous tombez nez à nez avec l’immense orang-outan de Kalouf (également auteur d’une sublime fresque sur Lyon à la Croix Rousse mais aussi pour le Mur7 vers le Ninkasi de Gerland) ou  avec un petit « pêcheur » énigmatique et sa barque (oeuvre d’Agrume).

Chaque étage vous emmène dans un univers différent, un monde fantastique parfois effrayant comme celui des deux frères Frères d’Art et leur clown flippant. L’immersion est totale sur les 12000 m2 de surface à découvrir, il aura fallu 3000 bombes et 600l de peinture pour donner une autre vie à la Maison des des Arts et Métiers. Des sculptures sont également présentes sur les étages comme cette boule-crâne façon Rôdeur du Prisonnier réalisée par l’Artiste Wayne.

Des yeux nous épient : des regards humains (ceux des oeuvres de JM Robert), des regards d’animaux comme celui du loup de Creyoner. Nous passons de la sorcellerie, aux collage façon pin-up dans un tourbillon spatio-temporel coloré (Morne). Puis, au détour d’une cage d’escalier, nous plongeons sous la mer, une mer naïve et douce, la mer graphique de Charline Poncet (illustratrice made in Lyon).

C’est un périple sans fin qui s’offre à vous, une promenade dans les confins de l’imaginaire que nous avons du interrompre pour pouvoir prendre le RER qui nous mène à Vitry Sur Seine.


Rehab 2

Maison des Arts et Métiers

Cité Internationale Universitaire

17 Boulevard Jourdan

75014 Paris

de 10h à 22h du 16 Juin au 16 Juillet 2017

Les artistes présents en 2017

Encore étourdies par Rehab2 nous voici arrivées à Vitry Sur Seine pour une longue balade entre soleil et déluge. Ce qui nous permettra de sacrifier à l’exercice périlleux du puddle… ou pas 🙂

Vitry Sur Seine est l’un des meilleurs spots au monde pour découvrir les fresques d’artistes internationaux. Il y a à voir à chaque coin de rue, dans chaque cour d’immeuble, dans chaque recoin. C’est un peu comme un pot de crème glacée ou un cookie quand tu tombes sur un nid de pépites de chocolat fondant ou de cookie dough (dans le cas de la crème glacée LOL), la satifaction est totale. Ou c’est un peu comme pour Pâques quand tu cherches des friandises dans le jardin (bah oui j’ai toujours l’âge pour jouer à ça).

Je ne savais pas que Vitry Sur Seine était depuis 2009 un lieu important pour le Street Art Mondial. C’est Virginie qui avait évoqué le sujet il y a quelques temps pendant une de nos discussions ,et, en fouillant un peu, je me suis rendue compte qu’il y avait de quoi faire. L’histoire du Street Art à Vitry débute donc en 2009 lorsque le célèbre graffeur C215 installe ses ateliers dans la ville. Il commence alors à faire de sa ville d’adoption son terrain de jeu, attirant dans son sillage d’autres artistes mondialement connus.

Vitry Sur Seine compte plus de 400 fresques et cela évolue à chaque instant bien entendu. Pour nous repérer dans ce labyrinthe Virginie avait chargée sur son téléphone la google map proposée sur le site trompeloeil. Une vraie mine d’or que ce site qui répertorie presque tout sur tout, photos à l’appui. Nous avons donc pu découvrir le Roa que nous avions repéré sur les photos et les boîtes aux lettres customisées par C215 (Christian Guémi). J’aime beaucoup l’aspect très crue des nature morte-vanités de Roa dont j’avais également vu une fresque à Berlin lors d’une balade alternative Street Art.

A la sortie de la Gare de RER vous êtes accueillis par le Robot géant de Pixel Pancho. Nous retrouverons plusieurs oeuvres de Pixel Pancho durant notre promenade. Cette dernière sera jalonnée de belles découvertes comme la Femme Tatouée de Drika  Chagas qui sera l’occasion d’un puddle ,et, non loin de là un autre puddle avec les Bonshommes 2 de Vusuel et le Triclope de Cereceda.

Nous tomberons également presque par hasard sur une fresque évanescente aux faux airs d’Alice au Pays des Merveilles : Jeune Femme aux Papillons de Takt et Mantra. D’autres artistes connus sont présents sur les murs de Vitry Sur Seine : Alice, Zabou, les oeuvres de Seth sont là aussi (mais nous n’aurons pas le temps de voir ces fresques un peu trop éloignées), Cristian Sonda, Stinkfish, Stew.

Tout à coup le ciel nous tombe sur la tête, nous nous réfugions dans l’entrée d’un parking où nous sommes accueillies par les Visages Féminins de Céleste Java.

Le soleil refait une apparition et il est déjà l’heure de prendre le chemin de la Gare de Lyon sous l’oeil endormie de Nina de Jorge Rodriguez Guerada. Notre route sera placée sous la protection des deux sentinelles de Kouka. Merci Vitry pour nous avoir livré quelques uns de tes secrets. A très vite j’espère car il y a encore tant à voir.


Vitry Sur Seine

Val de Marne

Gare RER C

L’association Vitry’N Urbaine fait beaucoup pour la mise en lumière du Street Art à Vitry Sur Seine, leur compte twitter est très intéressant et bien fourni.

Visites pédestres et balades photos possibles avec l’association Vitry’N Urbaine par ici

 

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12 réflexions sur “Street Art Week entre Grenoble et Paris

    • Cloporte dit :

      Hi hi hi il s’agit d’un Orang-Outan et si tu regardes bien la photo il se situe entre deux blocs de boîtes aux lettres et ne dérange en rien le passage de ce fait :-)p
      Merci de ton passage par ici c’est gentil à toi.

    • Cloporte dit :

      Heyyyy merci de ta visite c’est gentil à toi d’avoir fait le déplacement depuis IG.
      Oui j’avoue que la visite guidée était un vrai plus pour mieux comprendre le travail des artistes qui ne se réduit pas qu’ à une prouesse esthétique et technique finalement 🙂
      Bel été à toi et au plaisir de reprendre nos habitudes à la rentrée

  1. J’ai encore raté le Grenoble Street Art Festival, il faut que je me le note pour l’année prochaine…
    Par contre je n’ai pas raté Réhab2 (mon prochain article de blog), grâce à Argone et toi sur Instagram.
    Et pour Vitry, je savais que C215 y habitait, mais je n’avais pas réalisé qu’il y avait autant de streetart, merci pour la découverte

    • Cloporte dit :

      Oui Vitry est vraiment un sacré spot, quant à Rehab2 tu as bien fait de ne pas le rater, c’était tellement prenant, j’ai adoré et j’ai bien cru comprendre que toi aussi 🙂

    • Cloporte dit :

      Merci de ton commentaire et d’avoir pris le temps de me lire. J’avoue que tout le travail effectué lors de l’élaboration d’une oeuvre street-art me fascine. Le résultat final est magistral mais tout ce qu’il y a en amont est aussi très beau et touchant. Bravo à toi !!!

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